Pourquoi réinventer la bouteille ?
Le Gobi a été pensé en partant des usages et pour s’adresser au plus grand nombre. C’est en étant utilisé tous les jours que le Gobi permettra de réduire les déchets et en étant utilisé par le plus grand nombre qu’il aura un impact significatif.
Nous avons observé nos habitudes, celles de nos collègues, de nos familles et des gens autour de nous pour identifier toutes les utilisations de gobelets et bouteilles jetables. Nous leur avons demandé s’ils avaient déjà utilisé des gourdes, pourquoi, lesquelles, leurs feedback et attentes.
Nous avons travaillé avec un sociologue expert des comportements de consommation sur les référents (la bouteille, la carafe, le verre, …) dans l’univers de la consommation d’eau et toutes les images et connotations qui y sont attachées.
Cédric Ragot, notre designer, et son équipe ont travaillé en partant des usages et attentes en termes de forme, hygiène et fonctionnalités. Leurs propositions ont été soumises à un groupe de 100 personnes qui a bénévolement joué les cobayes et affiné les directions.
Le Gobi est la première bouteille réutilisable adaptée au bureau, à nos déplacements et activités du quotidien. Cela se traduit par les caractéristiques suivantes :
- il est transparent parce qu’il est important pour les utilisateurs de voir l’eau et s’assurer de la propreté
- il pèse moins de 100 grammes et mesure 21 cm pour tenir facilement dans un sac ou une sacoche tout en offrant 40 cl ce qui correspond à la consommation moyenne pour une matinée ou une après-midi
- il a un goulot simple et un peu large parce que tout le monde «sait» boire avec un goulot simple, que c’est facile à remplir et à nettoyer.
- il a un système de personnalisation breveté qui permet de reconnaître son Gobi parmi des centaines d’autres à l’école ou au bureau (sans altérer le design) et de s’approprier son Gobi
- il a une petite anse en forme de goutte qui permet de l’attraper, le tenir ou d’y accrocher une lanière.
Son design rompt avec les codes du sport et de la randonnée pour bien s’intégrer dans un bureau et dans les univers urbains.
Le Gobi est un cas d’école d’éco-conception
Un programme de recherche et de tests de 4 mois pour identifier les enjeux environnementaux et sanitaires :
Nous avons travaillé avec la société coopérative Mu pour évaluer en amont les impacts environnementaux associés au cycle de vie du Gobi.
Cela nous a permis de valider que le Gobi est une solution performante sur tous les indicateurs (épuisement des ressources, émissions vers l’air, l’eau et le sol) sauf sur l’utilisation de l’eau puisqu’il faut le laver au lieu de le jeter.
Pour garantir l’hygiène tout en évitant une surconsommation d’eau, nous avons travaillé sur les recommandations d’entretien avec Proj&eau, spécialiste hygiène et environnement et des laboratoires d’analyse.
Enfin, l’éco-conception préventive nous a permis d’identifier les pistes pour optimiser l’emballage : il sera minimal pour les achats par Internet et «massifié» pour les livraisons en B2B.
Le Gobi est sans BPA et réutilisable en toute sécurité pendant plusieurs années
La question du matériau pour le corps du Gobi nous a beaucoup occupés et a entraîné de gros investissements.
Nous avions 2 exigences majeures :
- la sécurité sanitaire : BPA, phtalates, … les plastiques les plus répandus ont suscité des inquiétudes ces derniers temps et nous ont amené à renoncer au polycarbonate (BPA) et au PET – et donc au rPET le plastique recyclé le plus courant (en raison de questionnements sur l’antimoine, les formaldhéydes et des perturbateurs endocriniens) et à chercher des alternatives innovantes.
- la durée de vie : plus on utilise un Gobi longtemps et plus il évite de générer de déchets. il fallait donc un matériau solide et qui résiste bien à l’utilisation quotidienne et aux lavages répétés. Au Gobi de prouver que plastique ne rime plus forcément avec cheap !
Notre programme de recherche a consisté à faire établir un panel de matériaux répondant à ces 2 contraintes puis de baser le choix sur l’analyse environnementale des matériaux sélectionnés.
Nous avons fait travailler 3 types d’experts : les ingénieurs du département R&D du Pôle Européen de la Plasturgie, une Docteur en pharmacie spécialisée sur les questions de sécurité sanitaire des matériaux plastique et enfin un laboratoire de tests spécialisé sur les enjeux sanitaires de l’eau par rapport à un contenant. Le tout analysé et coordonné par Mu et Proj&eau.
Ce programme de recherche nous a amené à renoncer aux matériaux agro-sourcés (c’est-à-dire issu de végétaux) car aucun, à ce jour, ne remplissait à la fois nos critères de résistance et nos exigences en termes environnementaux (plantes peu gourmandes en eau, non-OGM, entraînant une trop forte utilisation de terres agricoles, …) mais nous suivons avec attention le développement d’agro-matériaux qui seraient validés pour le contact alimentaire et adaptés à une bouteille réutilisable. Il nous semble aussi potentiellement contre-productif de laisser penser qu’un matériau pourrait être jeté dans la nature et se biodégrader tout seul…



